REVALPIN
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Dent d'Aire

13 Novembre 2007 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

Il parait que l'hiver arrive jeudi. En attendant, la fraîcheur ne nous a pas trop dérangé pour grimper le week end dernier au Verdon. C'était finalement une bonne idée de replis, au vu du fort vent annoncé dans les Calanques.
Nous sommes allés grimper dans  "Pas de prélude pour Hervé" au niveau du bélvédère de la Dent d'Aire. Cette voie s'atteint en 2 rappels de plus en dessous du secteur classique de "Petit Chat". Elle permet d'enchainer 8 bonnes longueurs très bien équipée en 6a et 6a+ (avec les trois longueurs d'une des voies de la partie haute). En voila une bonne façon de reprendre la grimpe sans se prendre la tête. En plus la vue est très sympathique depuis ce pilier avec les falaises des gorges en enfilade jusqu'à l'Escales.
 
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Un grimpeur déguste la première longueur du pilier de "Pas de Prélude pour Hervé" sur fond de falaise mythique.

La folle équipée était constituée de: Laurent Chantoiseau, Mariella, Sergio, Simon, Muriel et moi. Profitant de l'absence de leur femme, Sergio et Simon voulant "bander à part" se sont même échauffés dans la voie voisine "Atelier Clandestin". Mais le niveau bien plus élevé les a renvoyer "sans prélude" sur le pilier avec les filles et surtout les 6a salvateurs.
Les longueurs les plus difficiles présentent des pas de 6a+ qui peuvent dérouter. Mais tout cela est toujours bien protégé et comme toujours on trouve souvent des prises en allant se balader 2 m à droite ou à gauche du point.

Pas-de-pr--lude1.jpg Mariella négocie  un petit rétat sur le beau calcaire du Verdon. Elle aura bien mérité sa première voie dans les gorges après le rattrapage  douloureux  d'un vol imprévu de Laurent dans L1.
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Langtang Himal

5 Novembre 2007 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Revalpin

La météo n'a pas été notre allié durant cette expé au Népal: de belles montagnes immaculées par les neiges de la mousson, mais encore beaucoup trop de précipitations pour ce mois d'octobre 2007. L'ambiance népalaise et les paysages du trek ont eux été à la hauteur.

La vallée du Langtang est une des plus proches de Katmandou. On y accède par une journée de bus en remontant la vallée de la rivière Trisuli (la piste est souvent coupée par des glissements de terrain). Le trek commence au bout de la piste au village de Dunche ou à celui de Syabru Besi. Le bas de la vallée est du coup assez parcouru par les trekkeurs avec des lodges dans chaque village. Il faut 3 ou 4 jours pour monter dans cette vallée très encaissée jusqu'au dernier village : Kyangjin Gompa.

Le Langtang Lirung vu depuis le chemin d'accès aux lacs sacrés de Gosaïkund.        
C'est le plus haut sommet de la vallée du Langtang à  plus de 7200m.
Le trek d'accès au Langtang passe au pied de ce géant qui garde l'entrée de la vallée.     
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Et voila les Yak :incontournables animaux des alpages népalais.

Heureusement qu'ils sont là pour pouvoir trouver un peu de fromage au fond de la vallée. La fromagerie de kyangjin nous aura bien dépanné.
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 Le Gangchenpo (6380m) se met à fumer.

C'est une autre montagne emblématique du Langtang. Le triangle mixte à droite du sommet présente de belles goulottes. Mais l'enneigement important de sa face nord à déjà fait renoncer plusieurs expés.
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L'objectif initial était le sommet principal encore vierge du Langshisa Ri à 6450m. C'est un sommet ouvert aux alpinistes depuis 2004 dans la liste des Trekking Peaks. Le prix du permis n'est donc pas trop cher. Pourtant il n'a rien d'un sommet facile et les 2 expés des années passées s'y sont cassés les dents: un groupe de Japonais a été victimes d'avalanches et des Coréens avaient déjà tentés ce sommet.


Langshisa-Ri.jpg Voila le versant ouest du Langshisa Ri tel qu'il apparait au fond de la vallée du Langtang, juste après une chute de neige de plus.
DSCN2271.JPG Une vue de la face sud du sommet principal depuis le glacier supérieur. Même les couloirs de gauche sont barrés par des rochers lisses... pas facile. .
Notre tente sur le glacier supérieur avec vue sur le labyrinthe des crevasses.

Après une matinée de repérage depuis le camp haut, il faut se rendre à l'évidence: nous avions sous estimé les difficultés. Le sommet ne passe pas directement et la voie la plus facile nécessite de monter d'abord à une antécime à 6100m sur l'arête principale menant au sommet. Il faudrait revenir avec 2 ou 3 j de nourriture de plus pour pouvoir faire encore un camp au sommet du dôme à 6100m. Nous ne sommes pas très motivé pour faire un aller / retour au camp de base après ces 2 journées passées à porter le matos tout la haut. Finalement la météo décidera pour nous, car une grosse période de mauvais temps décide le replis au camp de base en écoutant gronder les avalanches.

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Une vue sur le col où l'on avait fait le premier camp haut, au pied de l'aiguille rocheuse ensoleillée.

En arrière plan c'est encore un sommet vierge du coin: face nord de l'Urgyenmang à 6150m.


L'accès  au camp de bas du Langshisa-Ri n'a pas été sans encombres. Ici la traversée de la Langtang khola avec les porteurs: Après une journée pour chercher un passage, on a bien cru qu'il serait impossible de traverser cette rivière... DSCN2237.JPG
   
Vue de la face Nord/ Est du Gangchenpo depuis le Langshisa Ri.
Une goulotte paraissait jouable dans la pyramide de droite. Nous avons installer un camp à son pied quelques jours plus tard, en vain.
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Puis un gros épisode de mauvais temps a déclenché le sauve qui peut. Même au camp de base plus personne n'était serain. Tout le monde s'est réfugié, pour la dernière nuit, dans une grotte à l'abris d'éventuelles coulées de poudre.
Le site du camp de base après la neige. Dès la première éclaircie on plie les bagages et on rentre vers le confort du lodge de Kyangin Gompa par une énorme journée de descente. DSCN2318.JPG

Une fois reposé à Kyangjin, une dernière tentative parait jouable sur un sommet juste au dessus du village. La face sud du Tsangbu Ri (6700m) est impressionnante. Un véritable défi pour le 22ème siècle avec une barrière déversante soutenant le haut du pic. Son arrête sud descendant vers Kyangjin est hérissé de pointes toutes autant imprenables. Pourtant un cheminement parait possible dans la face sud de la dernière d'entre elle (atteignant quand même 6100m) qui est beaucoup moins plâtrée. Nous partons donc vers le pied du Tsangbu Ri pour une tentative de plus.

DSCN2368.JPG L'arrête sud du Tsangbu Ri, hérissée de pointes vertigineuses.

Nous avons tenté la première à droite par le long éperon descendant vers la gauche, bien marqué en son centre par un raide ressaut rocheux noir.
DSCN2336.JPG Nous sommes juste en face du versant Est du Langtang Lirung avec ses séracs qui s'écroulent à tout moment. Quelle ambiance!!
DSCN2361.JPG En voila une grande piscine, juste en dessous de notre camp de base avancé sur la moraine du glacier descendant du Langtang Lirung.

Nous voila parti dans cette face du Tsangbu Ri par une nuit, puis une journée qui commençait bien. Les premiers murs rocheux s'escaladent facilement et le gros ressaut noir central se laisse contourner par une goulotte assez pratique. Seulement c'était sans compter avec la neige qui s'invite une fois de plus vers 12h et qui tombe de plus en plus fort. Nous avons pris pied sur l'arête neigeuse qui mène maintenant plus facilement au sommet encore 700m plus haut. Mais avec ce mauvais temps, il n'est plus possible de continuer en sécurité. Nous ne pouvons pas non plus attendre le lendemain en espérant une accalmie car nous n'avons pas de tente ni duvet.  Le  style alpin extra litgh ne supporte pas le mauvais temps. Nous avons emporté tout au plus de quoi faire un mauvais bivouac au cas où, comme dans les Alpes!!! Quitte à devoir redescendre, autant le faire tout de suite. Finalement on se félicitera de cette décision car il neigera toute la nuit suivante et les gelures n'étaient déjà pas loin.

Le bombé glacière  que l'on franchira par la droite pour atteindre le haut du ressaut rocheux et prendre pied sur l'arête neigeuse. DSCN2351.JPG

Les milles et un rappels pour redescendre la goulotte  gravie le matin même. Vive les abalakofs!

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Après l'aventure alpinistique, il reste l'aventure du trekking pour rentrer à katmandu. Nous avions prévu de quitter la vallée du Langtang en passant le col du Ganga La à 5100m. Seulement les multiples chutes de neige ont rendu ce chemin difficilement praticable pour les porteurs, et il faudra être très convaincant pour franchir ce col. Heureusement une équipe de trekkeurs était passé par là, dans l'autre sens, quelques jours avant. Sous la neige fraiche, une vieille trace durcie nous à permis de passer le col avec les népalais mal chaussés. 

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Le col du Ganga La vu du sommet du Tsergo Ri au dessus de Kyangjin Gompa.

Quand on devra le franchir la neige arrivera en bas de la photo!!

 

La dernière pente avant le col.

Nous sommes montés au col en 2j depuis Kyangjin. Les 400 derniers mètres de dénivelés auront été gagnés petits à petits en taillant des marches au piolet pour que les porteurs puissent passer avec leur baskets
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Toute l'équipe heureuse au col avec les 2 porteurs à gauche, le cook et son grand sourir au centre et Muriel et Moi à droite.

Il manque notre guide népalais ( Tulsi ) qui prend la photo.
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Vue de la vallée du Langtang  depuis le col du Ganga La.

On voit même le versant Népalais du Shishapangma qui est le 8000m le plus proche.
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Derrière le col, une descente de 4 jours nous a fait traverser tous les étages de végations en passant par les alpages, la jungle, les champs de millet et d'orge, puis les rizières. Cette descente par les collines de l'Helambu nous aura permis un retour en douceur vers la civilisation. Nous sommes arrivés à la route à Mélanchipul Bazard. Encore 5h de voyage sur le toit d'un bus et c'est le retour dans le brouaha de Kathmandou.

Les moines  de l'Hélambu ont mis leurs beaux habits pour la fête de Dasain. Tout le Népal était en fête à cette occasion: Nous avons trouvé les maisons et les voitures décorés en rentrant à Kathmandou fin octobre.
Un des multiples "Stupa" de l'Helambu qui est une région fortement marquée par le Bouddhisme: Bouddha en or et  autre "chorten" ne manquaient le long du chemin.

Pour l'organisation de l'expé depuis Kathmandou, nous sommes passés par Trinetra. Cette petite agence népalaise francophone s'est révélée très efficace et coopérative pour l'organisation de notre expé sur mesure pour 2 personnes. Merci à eux et surtout à notre guide "Tulsi" sans qui l'organisation du travail des porteurs aurait été impossible.
Si vous voulez plus d'info sur le Langtang pour partir grimper là bas, n'hesitez pas à m'envoyer vos questions. Merci d'ailleurs à Hervé Qualizza et Mickaël Dubois pour toutes leur précieuses indications qui nous ont aidés à organiser ce voyage.
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Ubaye versant soleil

27 Septembre 2007 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

L'ubaye, c'est déjà dans les Alpes du Sud, et il est souvent possible d'y grimper en montagne assez tard dans la saison. (Faudrait quand même que la neige d'hier fonde un peu). Voila au cas où quelques tuyaux sur des spots orientés bien au sud pour profiter des rayons solaires.

Le Chapeau de Gendarme est une de ces falaises les plus proches de Nice. Juste derrière le col de la Cayolle, ce sommet est assez connu grâce à ses beaux murs jaunes et gris visibles de la vallée et l'équipement béton de ses voies. L'approche par les ruines du village de Petite Cloche est très bucolique, avec une mention spéciale pour les centaines de jardinières de fleurs de la maison au début du chemin.

Le Chapeau de Gendarme vu des ruines de Petite Cloche.

Ciel limpide d'Ubaye et tranquilité assurée
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Première longueur dans "le Boulevard des Choucas".
Des dalles de calcaire gris à cannelures et gouttes d'eau pour les 2 premières longueurs.
Pour l'escalade c'est principalement de la dalle sur de beaux murs redressés est compact. Quasiment chaque voie comporte quelques longueurs d'anthologie.

DSCN2015.JPG Et hop encore une belle cannelure un peu plus haut dans la voie.

Vraiment du beau caillou sur ce sommet.

DSCN2018.JPG Escalade au Chapeau de Gendarme sur fond de Grande Séolane. Il parait qu'il y a aussi de belles voies là bas. Mais nous n'y sommes jamais allés.

Vous connaissez? Vous avez une voie à conseiller?

L'Empeloutier et le Gréponnet sont des sommets cachés au dessus de la route de la Bonnette versant Jausier. Il existe une voie d'escalade entièrement équipée sur chacune de ces montagnes. Leur particularité réside dans la couche de grès marron que l'on traverse en haut des voies. L'érosion a sculpté ce grès meuble en sorte de tafonis extraordinaires pour le grimpeur.

On voit bien la différence de couleur entre le calcaire et le grès sur l'Empeloutier.

Cette voie comporte un passage en dalle assez obligatoire en 6b. Les chaussons précis s'imposent.
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Première longueur dans "Une Ebauche de Débauche".

L'ambiance n'est pas très aérienne dans les voies, mais chaque longueur exploite le meilleur rocher de chaque ressaut.

DSCN1994.JPG Et enfin la couche de grès érodée en haut des voies.

Le grès est plus noir et lisse dans certains passages du "Réveil des Nummulites" au Gréponnet

La Pierre André n'est plus à présenter. Car si vous ne connaissez qu'un sommet en Ubaye, c'est peut être bien celui là! La face sud de cette pyramide présente une belle quartzite rouge qui fourmille de voies d'escalades. Les voies modernes jouxtent les vieilles voies pour le bonheur de tous.

Pour finir la Tête de Sanglier sera la dernière de cette sélection. Près de la route avant Maljasset, un contrefort a été équipé de quelques grandes voies clef en main. Plus haut la barre rocheuse est encore grande est bien orientée au sud. On peut encore s'y prendre au jeu des pionniers tellement l'équipement est inexistant. Ca tombe bien car le rocher est très fissuré pour accueillir vos friends. On approche cette falaise depuis le vallon des Houerts que l'on quitte sur le plat au dessus de la forêt pour traverser vers la droite et atteindre le pied de la face sud en traversant sur des vires. Le plus bel itinéraire est certainement l'enchaînement du bas d' "Isabellarium" puis du haut de "l'Innomée"

Photo à venir pour ces 2 derniers sommets...
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Un automne au chaud en falaise

26 Septembre 2007 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

Vous avez pris l'habitude de dérouler des voies de plusieurs longueurs cet été? Vous voulez continuer à vous faire plaisir sur la Cote d'Azur cet automne? Mais vous avez déjà visité toutes les grandes voies intéressantes du Sacro Saint "Baou de St jeannet" et le Verdon vous parait un peu loin.
Voila pour vous une petite sélection de site de grandes voies pour grimper au chaud dans les environs de Nice les mois qui viennent.

Tout d'abord il y a les sites connus pour la couenne qui recèlent souvent quelques voies un peu plus longue.
- Le secteur Monte Grosso à Peillon est idéal pour lézarder au soleil. Une dizaine de voies de 3 ou 4 longueurs de 5+ à 7a en fait un site très abordable. Seules les voies "Atout Roc" et "Bertha Gonzales" ont des cotations assez sévères.
En plus le secteur a été relooké cet hiver avec pas mal de nouvelles couennes dont certaines de 2 longueurs. Il vaut mieux un niveau 6c/7a mini pour s'y faire plaisir.
- La Turbie est un site trop souvent oublié pour ses grandes voies. La paroi du fort est la valeur sûr de la Tête de Chien. Le début de la falaise à gauche présente quelques magnifiques lignes faciles: "Dis Merci" ou encore "Bulles de Savon". Plus loin, juste avant la grotte de Narcisse, il y a une concentration de voies de 3 longueurs de niveau 6a à 6c. "L'Erreur de Descarte" ou "Nagasaki" en deuxième longueur sont de véritables bijoux.
Par une journée sans vent, n'hésitez pas à découvrir le secteur le moins connu de la Turbie: le mur de "Bleue". Juste après Périph Ouest on découvre ce coin aérien au dessus de Monaco. Les voies de 3 longueurs "Passagers du Vent" ou "Gougoutte" portent la marque Foidfond et vous laisseront de sacrés souvenirs.


Ensuite voila quelques sites de grandes voies qui changent de l'ordinaire, où vous ne serez pas dérangé par le monde. Pourtant la qualité du rocher est bien au rendez vous.
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"Crack" à Gourdon.
Le pas clef de la deuxième longueur est une fissure déroutante.

Un peu de souplesse nécessaire pour passer ce dévers qui parait impossible du bas.

- Les grandes voies de Gourdon ne sont pas très connues. Pourtant le rocher est assez sculpté sauf dans les 2 voies terrains d'aventures où il est plus délité. Les plus belles voies sont "le Grand Dièdre" et "Crack" qui est déjà moins classique avec des points assez éloignés. Le schéma du topo n'est pas très explicite, est il n'est pas facile de savoir dans quelle voie on descend depuis le haut. Le parking est évident 1km avant Gourdon en venant de Pré du Lac". Pour se repérer:
. le rappel de "Crack" est juste au dessous du parking dans la forêt. (peu de soleil)
. le rappel du "Grand Dièdre" est au sommet d'une grande dalle rocheuse dégagée un peu plus loin. (soleil le matin)
. enfin les rappels de "Sauce piquante" et "Noisette d'amour" sont au sommet d'une petite aiguille beaucoup plus loin à l'ouest.

- Pour finir un coup de coeur pour les gorges de St Colomban à Lantosque. Ce site de moyenne Vésubie chauffe très vite grâce à une exposition sud. Le calcaire y est magnifique avec une strate à silex. Les cristaux qui dépassent permettent de fabuleuses envolées dans des murs raides sur de bonnes prises saillantes. Le niveau moyen est plutôt 6c / 7a, mais il y a même une voie de 3 longueurs en 6b max plus abordable: "Raviolis". Toutes les voies sont très bien équipées avec des points rapprochés... A découvrir absolument.

Pour toutes ces voies, une corde à simples de 80 m suffit. Attention! Faites toujours un noeud en bout de corde surtout si vous avez pris l'habitude de 2 x 50m ou plus pour les manip en montagne.
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Neige d'été

21 Septembre 2007 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Revalpin

En attendant les premières chutes de neige (qui arrivent chaque année le 18 novembre exactement, dixit George Torreli), voila une photo du Mont Blanc. C'est mon papa qui est allé encore une fois tout la haut! 

C'est la fameuse "arête des bosses" entre l'ombre et la lumière, entre ciel et terre, entre le versant hostile des séracs et celui plus avenant de la trace conduisant l'humanitée vers le sommet.
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La calade de la Madone de Fenêstre.

17 Septembre 2007 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

Dimanche avait un avant goût d'automne à la Madone de Fenêstre, car en plus de la bruine, c'était le jour de la descente de la statue de la Madone. Comme chaque année à la mi septembre, la vierge est redescendue sur les chemins par une longue procession jusqu'à l'église de St Martin Vésubie. Fini l'été?
En tout cas la température devrait amorcer une première descente cette semaine si l'on en croit la météo.

Si vous n'avez pas fait la voie "Fatigue à tous les étages" au Grand Caïre de la Madone, ce n'est pas la peine de vous y précipiter. Cette voie m'a bien déçu. Il faut monter sur une vire herbeuse foireuse pour arriver au premier relais. Ensuite l'escalade a dû en dégoûter plus d'un, quand on voit le nombre de maillons rapides un peu partout dans la voie. Ca reste du 6a, mais il faut souvent engager quand on ne sait pas trop si l'on est parti trop à gauche ou à droite du dernier piton. On sort en haut du Grand Caïre par "l'éperon des Templiers" sûrement plus recommandable.... Un hommage à ces hommes qui tenaient une sorte d'hospice à la Madonne de Fenêstre au XIII ème siècle sur la route du col vers l'Italie.

OK... j'arrête avec l'histoire, mais c'était quand même les journées du Patrimoine ce week end.

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Le Pas des Conques...

10 Septembre 2007 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

En voila de belles journées! Un automne aussi lumineux  que ça,  avec une  atmosphère assez limpide pour voir la Corse depuis le Mercantour... Je signe tout de suite.

Nous ne sommes pas encore allés rendre visite à la Gordolasque cet été. Il est temps de réparer ça.  Voila encore une destination originale dont notre Mercantour regorge: La Barre Clause au Pas des Conques
C'est une falaise située sur la crête au sud du Grand Capelet entre Gordolasque et Merveille. L'accès à ce lieu haut perché est déjà toute une aventure pour suivre la petite sente régulièrement cairnée se faufilant entre les barres rocheuses. Il faut quitter le sentier du refuge de Nice à 10min du parking du Pont Coutet. Le départ est peu marqué, puis un peu mieux en lacet dans les mélèzes. Il traverse vers le sud pour revenir au dessus d'une petite barre (c'est celle où l'on fait de l'initiation à la cascade de glace pour ceux qui connaissent ). Ensuite le tracé contourne de petites barres par la gauche pour rejoindre le haut du vallon des Conques en suivant approximativement le tracé de ski de la carte IGN.
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En regardant le topo, la voie "Daricole et Bolivar" parait la plus abordable: niveau TD annoncé et un équipement mixte piton/spit déjà en place. En fait le niveau obligatoire est plutôt 6b et le peu d'équipement a dû en décourager plus d'un. Le dernier spit de la première longueur est équipé d'un maillon rapide. Ensuite plus rien sur 25m dans un système de fissures bien verticales. Croyant presque que je m'étais fourvoyé dans une tentative échouée de voie moderne, j'ai continué car la fissure se prêtait bien à l'assurage sur friend. Etonnammant le dièdre était pourvu de grosses prises étranges qui incitaient à aller de l'avant. Et en haut, le relais sur 2 spits nous prouve que c'est bien par là. La suite de cette escalade vaut vraiment le coup sur un rocher exotique à découvrir. En plus j'ai rajouté un piton pour se rassurer au milieu du passage sans point de la 1ère longueur.
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3ème longueur: un rocher splendide.

C'est l'incroyable secret du Pas des Conques: arkose permien ou grès viollacé pour les non initiés aux subtilités géologiques.

Pas besoin de piton, mais d'un bon jeux de friend surtout pour L1. Les relais sont tous équipés pour les rappels sauf tout en haut où l'on a rien vu. On descend facilement à pied du coté Merveille pour rejoindre le Pas des Conques ou le Pas de l'Arpette. 
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Coup de froid au Corno

3 Septembre 2007 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

Pour parfaire notre italien, retournons chez nos amis transalpin. Tant qu'à faire, allons rendre visite à la mec de la grimpe en Argentera: le Corno Stella qui équivaut à la Cougourde du Mercantour en terme de fréquentation.

Mais avant, une petite pause au Mt Stella (lui aussi mais sans "Corno" devant) où François Auban s'est également bien caillé dans "Lucifero". Il n'a pas fait très chaud ce dimanche dans l'Argentera alors que nous quittons à peine le mois d'août!

Voila quelques photos de François pour preuve qu'ils n'ont pas quitté la polaire.

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  J'ai pas la légende, mais ça doit être dans la première partie de la voie avec de grandes envolées de dalle.  Là je pense que l'on est pas loin de la longueur clef en 6c qui traverse vers la gauche pour éviter les toits du haut.

Et même en face sud du Corno Stella nous n'avons pas réussi à réchauffer les prises dans "Dafne et les 3 lunes". Le soleil arrivant dans la face à 11h, nous avons attendu patiemment son arrivée. Mais les nuages et un vent glacial ont empêché la remonté de température. Il n'y a bien que Nico qui courait dans les voies du Corno en corde tendue par ces conditions. 

Les italiens sont en train de refaire un nouveau topo du Corno pour situer plus facilement les itinéraires classiques qui sont parfois entrecoupés de nouvelles voies sur spit. En attendant l'ancien topo épuisé est en grande partie disponible ici. L'accueil au refuge Bozano est toujours aussi excellent avec des repas diététiques gargantuesques. 
"Dafne et les 3 lunes" est une voie toute équipée de presque 400m franchissant audacieusement des murs raides par des zones de tafonis et cannelures à grosses prises. Comme le fait remarquer M Gambaudo, sur sa dédicace de cet été sur le livre du sommet, le niveau obligatoire est plutôt 6b+ que 6a.
La veille nous avons fait la voie "la Belle est la Bête" à la Punta Innominata au Chaînon des Guides. C'est un bel itinéraire astucieux sur piton. Il franchit quelques zones assez compact avant de finir dans un grand dièdre. Mention spéciale pour quelques passages sur des dalles de gneiss rouge présentant des alvéoles juste de la taille de la main ou d'un friend rassurant. Il n'y a pas besoin de pitons, mais juste d'un jeu de friend et d'un niveau 6a obligatoire, le passage en 6b étant largement équipé. La descente de la Punta Innominata se fait classiquement par un grand couloir herbeux à gauche de la face. Les rappels sont sur de vieux pitons et le couloir est chargé de blocs branlant qui ne demandent qu'à descendre en rappelant la corde. Il doit être bien plus "safe" de rejoindre la Punta Ghigo (un rappel sur l'arête en direction du Corno). On arrive alors au sommet des rappels sur chaîne de Super Ellena qui ramènent au pied du Chaînon des Guides.
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Un bol d'air frais au Piantonetto

30 Août 2007 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Voyages

Ca sonne  bien italien le "Piantonetto". Et oui c'est une vallée du Grand Paradis un peu loin du Mercantour. Une semaine de grimpe dans cette vallée il y a 5 ans m'avait enchanté. Le refuge Pontese dominant le Barrage de Telecio est un superbe camp de base d'où il est possible de rayonner sur toutes les parois alentours. Le superbe granit du Grand Paradis offre de multiples possibilités dans cette vallée. Les stars du coin sont le Bec de la Tribulazione et le Bec de Valsoera. Nous avions aussi visité les 2 voies modernes du Mt Néro plus haut dans la vallée et j'avais vu qu'il y avait pas mal de belles aiguilles tout en haut de la vallée.
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Le bivouac Carpano est planté au milieu d'un décors de falaises de rêve dans le haut du vallon de Piantonetto.
Un petit retour en ces hauts lieux ne pouvaient donc que nous enchanter. Après une semaine pourrie et froide le mois d'août semblait enfin se décider à laisser échapper quelques chaleurs. Les falaises du Piantonetto pour la plus-part orientée Sud et Est sêchent vite. C'est donc ainsi que nous sommes partis pour passer un week-end rallongé à l'hôtel 4 étoiles du Bivouac Carpano et explorer un peu plus les voies d'escalade du haut de cette vallée.
DSCN1895.jpg Sur le chemin  de montée au Bivouac Carpano le Becco  di Valsoera nous fait de l'oeil. Sa paroie Est très redressée présente quelques bijoux du massif: Du rocher très raide et compact avec des voies forcéement exigentes.            
DSCN1918.jpg Un Boquetin nous fait le spectacle devant le bivouac. Derrière lui la fière aiguille de la Tribuliazione se dresse vers le ciel.

Nous avons commencé par une voie très récente qui n'a pas dû être beaucoup répétée vu le peu de trace de passage trouvé dans la voie:  "Cinquantennio Della Gerva" de 1998 à l'antécime Est de la Becca Di Gay (non,non... ce n'est pas un sommet pour les tarlouses!).
Les indications du topo sur la voie ne doivent effrayer les amateurs de beau rocher tranquile. La voie est certe marquée 6b+ et A2 sur 450m, mais les longueurs ne sont jamais soutenue et le seul passage de véritable 6b est justement la longueur d'A2 qui passe bien en libre ou en artif en se protégeant sur de petits friends. On redescend du sommet par la voie normal de la Becca di Gay qui passe par son glacier supérieure et par le couloir qui borde la face à gauche.
Muriel au sommet du contrefort  Est de la Becca di Gay. On remarquera l'équipement un peu léger pour la descente glacière: des basquets "cinque terre"**, un porte gourde en guise de sac et un marteau en guise de piolet... DSCN1908.jpg
Le glacier de la Rocca Viva coule des jours paisibles entourés de pas mal de parois de granit qui pourraient faire conccurence à certains sites chamoniards.  DSCN1906.jpg
** Merci Alticoop pour la paire d'occas dénichée par hasard de cette chaussure comme on en fait plus!

A la Torre Rossa di Piantonetto nous avons fait la voie historique Cristiano-Danusso. Contrairement à la voie de la veille, la cotation TD+ est assez sévère avec des passages de 6b obligatoire. Comme quoi il n'y a pas de règle!
Cette aiguille de granit presque rose située juste au dessus de Bivouac Carpano est assez attirante. Le nouveau topo "Rock Paradise" ne donne quasiment aucune info sur cette voie, ci ce n'est son tracé sur le fil de l'aiguille près du couloir la séparant de la Testa di Money. Mais sur le topo de randonnée et alpinisme dans le Grand Paradis de 1976 trouvé au bivouac, la voie est décrite longueur par longueur. D'après ce bouquin la voie Cristiano-Danusso était le défit le plus exigeant des années 70 dans ce massif. Il fallait donc absolument allé visiter cette voie tombée dans l'oublie.
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Pour les premières longueurs de la Torre Rossa di Piantonetto, il faut prendre une variante attaquant tout droit sur le pilier.
Elle permet d'éviter les longueurs d'origines passant trop près du couloir exposé aux chutes de pierres.
Ca artif dur dur dans la longueur clef de la voie. On remarquera au passage l'embrouillamini de sangle du relais pour essayer de trianguler au mieux tous les points.

Dans cette longueur coté A3 par les anciens, tous les pitons nécessaires sont déjà en place. Il suffit de rajouter quelques coinceurs entre certains pitons pour passer.
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Un granit presque rose à beaux cristaux. Une escalade raide vraiment enthousiasmante et principalement en libre. Un sommet pointu et estétique sur un bloc monolithique. Une descente pratique en 3 rappels coté nord pour prendre pied sur le glacier de la Rocca Viva. Cette voie a tout pour plaire encore aux alpinistes d'aujourd'hui 40 ans après son ouverture.
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Ubaye en Fête

20 Août 2007 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

C'était la fête ce week end du 18, 19 août à Saint Paul sur Ubaye. Au programme, feu d'artifice, fiesta, mais aussi un musée des métiers d'antan que l'on s'attend encore à trouver naturellement là bas au détour d'une ruelle.
L'Ubaye... La vallée des Alpes Françaises qui est restée la plus authentique? Peut être? Ce qui est sûr, c'est que les villages ont su garder leur identité au pied de leur rudes montagnes.
Pour vous dire à quel point les paysages ont été préservés de la main de l'homme, plusieurs voyagistes français vendent des treks en boucle sur l'Ubaye et son versant italien au même titre qu'un trek au Népal ou au Tibet!!! Paysages lumineux au milieu des mélèzes, avec de larges vallées rarement encaissées où coulent encore des rivières sauvages charriant quantité de cailliasses. Bienvenue en Ubaye.

J'ai mis la main sur un vieille article des années 1970  "d'alpinisme et randonné" parlant de l'Ubaye. Il concluait en disant que ce massif n'était pas fait pour l'alpiniste qui ferait mieux de monter en Oisan ou à Chamounimouni pour assouvir sa passion. Pourtant quand on sillonne la région avec le nouveau topo d'escalade de l'Ubaye, 35 ans plus tard, la vision en est bien autre. Voir qlq photo de la Mortice.

Samedi nous avons grimpé à l'aiguillette du Vallonnet dans "Trou de Mémoire".
DSCN1871.jpg La sortie en dalle à gauche est abimée par les chuttes de pierres. Mieux vaut sortir par la vieille voie en renfougne qui est équipée à droite.
Mumu dans les dalles à mi-hauteur de la voie.
Passages très techniques mais toujours bien protégés.       

Bien plus haut on voit le dièdre cheminée qui nous laissera quelques émotions.

Les vires du sommet sont chargées de gadins prêts à dégringoler. La fréquentation de la voie et des vires sommitales a ainsi mitraillé la voie et ses beaux goujons. Attention! Ne pas suivre une autre cordée dans cette voie. Le relais équipé pour la descente au niveau de R2 et complètement explosé. Il faut  rejoindre le relais de montée. Dans la partie haute, il faut sortir par la vieille voie italienne qui a été totalement équipée. Les points de la variante de sortie dans les dalles sont aplatis par les pierres!! En plus cette sortie originelle vous permettra de réviser toutes les techniques de renfougnes, coincement et opposition. Le haut de la voie est idéal pour apprendre à grimper en cheminée avec des spits tous les 2m pour ne pas se faire trop peur. Tout y passe: les coincements de mains, de poings, de cuisses, de bras...

Dimanche, après une grasse matinée réparatrice des fiesta ubayennes, nous sommes allés rendre visite à La Pierre André. En montant on croise les cordées matinales qui sont déjà allés au sommet de la très fréquentée Aiguille de Pierre André. De toute façon, on va faire la voie des Marseillais en face nord, donc pas la peine de courir après le soleil!
Le rocher est plus lichéneux que dans la rouge face sud-est où sont tracés la plupart des voies; mais cet itinéraire est à faire pour l'ambiance avec vue du coté de la profonde vallée de l'Ubaye.

Finalement c'était une belle voie qui présente une escalade assez extérieure et aérienne. Les passages d'A1 passent en 6a/b en tirant éventuellement aux clous en place. Peu après R2, 2 pitons moyens sont reliés avec plein de sangles en pleine dalle. Il ne faut surtout pas faire relais ici, car les 3m au dessus sont péteux et on pourrait tomber sur le relais. Le dévers en A2 nécessite 5 ou 6 pitons pour passer et conforter un peu les relais. La sortie de cette longueur vous laissera des souvenirs, pendu pendant quelques instants sur un vieux piton à anneau.
DSCN1885.jpg
La traversée en plein gaz au dessus des surplombs.
Ambiance,  ambiance... Il ne faut pas hésiter à descendre un peu depuis le relai pour traverser.

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