REVALPIN
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Les niçois usent les coinceurs au Verdon

28 Octobre 2009 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

Justement les fameux coinceurs n'étaient jamais assez gros le weekend dernier. Du coup à défaut d'un friend n°10, c'est le corps entier qui sert de coinceur. Tout y passe et la fissure avale successivement les mains, les bras , les jambes, jusqu'au corps tout entier parfois. Pour celui qui ne veut pas abimer le beau teeshirt Prana tout neuf, ce n'est pas le bon choix!!

Samedi nous avons fait "Solanuts" sur les bons conseils d'Antoine Rolle et Totoxe.
Effectivement c'est une excellente voie de terrain d'aventure, pas trop longue pour les courts après midi de fin octobre. Seule la première longueur est un peu délitée. La suite réserve de belles fissures plus ou moins facile à protéger...
Laurent Chantoiseau dans les dalles du haut de Solanuts.

Et au fond, coulait-une rivière...

Grand gaz, un friend entre les dents, une paluarde dans une main pendant que l'autre est verrouillée au fond d'une fissure, on est bien au Verdon.
Muriel au départ de Solanuts. Personne sur le jardin médian ce jour là.

Quelques mètres plus à gauche c'est l'autoroute de "la Demande", alors que "Solanuts" ne doit pas être visitée si souvent. Plus on traverse le jardin médian, plus la sente se fait ténue jusqu'à disparaître quasiment.
 
Ben Degroisille dans le rétablissement de L4. Les longueurs les plus dures sont derrière nous et le vide se creuse au dessus du Verdon! 

Dimanche, c'est la grande "aventure". Du genre de celle dont vous allez vous souvenir pendant 40 ans et que vous raconterez à vos petits enfants. La voie d'escalade s'appelle "Les Surprises" et laisse présager quelques passages probablement étranges, comme une longueur spéléo ou une longueur cotée "?" ou encore celle cotée "A3" qui passerait apparemment sans marteau ni piton!!! C'est une voie "Guillot", rien que ce nom pouvait nous donner une idée de l'ambiance à venir....

 Muriel cherche l'attaque de la voie dans une fissure équipée de pieux en cade du moyen âge. On se prend à rêver de la vie des ces ancêtres et à imaginer leur motivation pour grimper là haut à l'époque.

Comme quoi on a rien inventé avec les coins de bois des voies d'artif du 20ème siècle.

Pas de chance, le boyau en question était bouché et nous n'avons pas trouvé l'attaque directe de la voie sous la baume du bas. Du coup nous avons pris la traversée originelle qui finit aussi en spéléo.
 Pierre Gallo remonte un cade torsadé comme jamais qui parrait avoir vu couler le Verdon depuis des millénaires.

La moindre branche vaudrait son pensant de billets sur les marchés d'art de Valbonne.  Mais vu les fissures expos qui en défendent l'accès, il n'y a pas de risque de vandalisme!

C'est sûr que les passages de fuites en avant ne manquent pas dans cette voie. La sortie est bien souvent vers le haut et la chute est interdite.
La joyeuse bande au relais sous le monstre toit du haut. Mais par où ça passe? Nous avons bien cru un moment que c'était le but. Puis petit à petit un chemin c'est ouvert vers le haut!!!

Faites le régime avant de venir ça peut servir!!!

Pour ces deux voies, un jeux de friend jusqu'au camalot n°4 suffit. De toute façon même un n°6 ne serait pas d'une grande utilité quand c'est trop large.  Pour les "SURPRISES" de la voie n°2, j'éspère que j'ai laissé assez de suspens pour ne pas tout vous dévoiler!

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Zeynep

27 Octobre 2009 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Topos

Ca se passe en Turquie dans le massif calcaire de l'Aladaglar.  A l'écart des bigwall dolomitiques que l'on trouve plus haut en montagne, le Cimbar Canyon est un paradis pour la grimpe bucolique, facile d'accès en 20 min du village de Demirkazik.
Zeynep: c'est la petite princesse de nos hotes Agir et Ramazan à Demirkazik. Comme quoi le sort des femmes n'est pas toujours aussi triste que l'on veut nous faire croire dans ces pays musulmans.
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H1N1 au loin

9 Septembre 2009 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Topos

Pas si loin que ça diront certains. En tout cas, le calme de la combe de Préfouns en ce début septembre ne semblait pas pouvoir être troublé par une quelconque grippe.
C'est une petite voie sans prétention en face Est du Préfouns. Les nombreuses voies des Cresta Savoie sont toutes à recommander grâce à l'excellent rocher du coin. Celle ci se protège très bien sur friend, ce qui n'est pas le cas partout quand certaines fissures sont bouchées ou trop herbeuses.



Itinéraire:

Attaquer au pied de la diagonale Est du Préfouns. Remonter des dalles blanches à l'aplomb du toit de gauche de cette facette jusqu'à une vire herbeuse. R1 sur becquet. Escalader un système de dièdres et lames détachées juste à gauche du toit. Attention à la sangle de but que l'on a laissée 5m au dessus de l'itinéraire un peu trop à gauche dans un passage en cul de sac. R2 à construire sur 2 pitons en sortie de la section raide légèrement à droite. Continuer un peu à droite sur 5m (raide) avant de revenir dans l'axe du dièdre principale au dessus. R3 en bas de la grande vire médiane. Traverser les vires en montant vers la gauche jusqu'à un petit pin isolé (R4). Monter droit au dessus dans une zone de rochers blancs assez raides mais très sculptés et prisus. Un passage caractéristique en se servant d'un trou percé au milieu d'une grande plaque blanche. R5 sur becquet juste à gauche du sommet d'une énorme lame détachée dont on remonte la partie basse. Contourner une zone de petit dévers blancs par la gauche et revenir au dessus. R6 sur béquet. Sortir sur l'arête en tirant légèrement à droite pour rester dans le meilleur rocher.

Descente: finir la magnifique arête N du Préfouns jusqu'au sommet principale, puis rejoindre la brêche Margiole pour rentrer versant français.

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Mercantour Paradise

7 Septembre 2009 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

Retour au source: calme, soleil, faune, chaud rocher et même des névés à foison pour remplacer les glaciers. Rien de tel qu'un week-end au coeur du Mercantour pour trouver la zénitude absolue.
Allez hop, embarquement immédiat pour les formidables aiguilles des Cresta Savoie. L'approche est un peu longue depuis Salèse et il vaut donc mieux rester 2j dans le coin en dormant au refuge Questa. Un peu de VTT jusqu'au col de Salèse, et voila les beaux mélèzins lumineux du Mercantour. Au dessus du lac Nègre, le Pas de Préfouns donne accès à la combe sauvage de Préfouns encaissée entre d'imposantes parois. A gauche, les aiguilles de la Cresta Savoie resplendissent de lumière le matin, mettant en valeur leur formes élancées.

Mumu dans la voie Cogna / Grisoni à la pointe Maria.

Une belle voie, équipée de 2 ou 3 pitons dans chaque longueur.

La partie basse force un bastion raide, puis on rejoint le fil de l'éperon sommital esthétique. Pas de crainte à avoir des passages d'A1 du topo: en fait ce sont des passages de 6a/b avec des pitons déjà en place sur du rocher bien nettoyé.

2 jours d'escalade avec tout le cirque de Préfouns pour nous seul: vraiment le pied ce Mercantour. Décidément les aiguilles de la Cresta Savoie ne sont plus à la mode. C'est vrai que je n'ai jamais vu de grimpeurs au refuge Questa. Le potentiel de beau rocher de ces aiguilles a été exploité dans les années 60 et 70 et depuis "silence radio". L'équipement plus que succinct des voies et l'approche conséquente sont sûrement les garants de  cette tranquillité.

 La vue depuis notre mini chambre au Refuge Questa au petit matin :
La tête de Claus se reflète dans le lac des Portettes.

Ca change des refuges bondés de ronfleurs de Cham, croyez moi!

 Approche Glacière à la face Est du Préfouns!!
On s'y croirait presque.

Je n'ai jamais vu autant de neige dans le Mercantour au mois de septembre. C'est sûr que ces névés là ne fondront plus cette année avec le froid qui est de retour là haut. Tout cela va réactiver le glacier rocheux de la combe de Préfouns qui avance encore pas mal avec une belle moraine frontale bien instable.

En deux jours dans le coin, on a pu entendre les craquements de la glace souterraine et les chutes de blocs de la moraine!



Le deuxième jour nous avons ouvert une voie qui monte à la crête entre le Cayre de Préfouns et l'Ultime Pointe N.
Partis pour la voie Gounand /Leonardi/ Thaon, nous renonçons face au toit du bas où s'annonce une belle séance d'artif. Du coup nous cherchons un passage en libre plus à gauche protégeable sur friend. Puis l'itinéraire se présentant bien, nous iront jusqu'en haut en recherchant les passages de plus beau rocher bien redressé. Le gneiss est assez compact dans les Cresta Savoie et présente souvent des zones gris/blanches très sculptées par le ruissellement.

Fin de journée magnifique sur l'arête effilée des Cresta Savoie qui ramène au sommet du Préfouns, puis au versant du lac Nègre par la brèche Margiole.
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Un diplôme à la rentrée! Pas banal!

3 Septembre 2009 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Revalpin

Aspirant Guide de Haute Montagne
Il parait que c'est le diplôme que je viens de valider après une saison estivale à Chamonix. Et ce fut rude croyez moi!
Imaginez la torture: une saison d'été dans le massif du Mont Blanc.
J'ai eu l'impression d'être au Paris de la Montagne où le boulot/métro /dodo se transforme en téléphérique/grimpe/dodo avec sandwich sodebo à midi  Et puis où ont ils mis les animaux? Chamois, bouquetin, rapaces, faucons... Ils ont du fuir la foule ou bien ont-ils été effrayés par les quantités d'avions de tourismes qui rasent les montagnes pour un vol panoramique sur les glaciers.

 

 Regardez un peu ce monde à l'assaut de l'arête de la table à l'aiguille du Tour.
 
Bon il faut dire que le pique nique sur la table géante vaut quand même bien le coup.

 

Pour couronner le tout, voila que débarque le ballet des hélicoptères. Vous croyez être tranquille après avoir surmonté quelques longueurs d'escalade délicate. Et bien non, il faudra grimper avec la hantise d'entendre arriver  le gros bourdon à tout moment. Les premières fois on croit qu'une chute de pierre arrive, et puis on s'y fait petit à petit. Et quand on vient de croiser les gens qui ont fait appelle aux secours par ce qu'ils sont "fatigués" ou qu'ils se sont engagés dans une course trop longue, on se demande vraiment quel est ce monde de fou! Pourtant j'ai commencé la haute montagne à Chamonix et j'en ai fait aussi des courses en explosant l'horaire du topo à mes débuts. Mais la sanction était un bon bivouac improvisé, et ça ne nous a jamais fait de mal. Les temps changent parait-il!

 

La plus belle journée du stage: on était enfin tout seul sur le sommet.
C'était l'arête du Jardin à l'Aiguille d'Argentière: l'arête juste derrière Camille et Bertrand.

Forcément avec la descente du glacier du milieu en glace noire, il n'y avait personne!

Enfin bon, pour rattraper le coup, c'est vrai que les montagnes ont  fière allure à Cham. Alors allez  y quand même! Et puis, les copains, la super ambiance, des profs sympa, une formation bien rodée.... Finalement ce stage aura été plein de bons souvenirs positifs pour entrer de plein pied dans le monde des pros de la Montagne. J'éspère quand même que Fred Gotardi et sa cliente du jour se remettront bien de leur pirouette sous la dent du Géant...

Et pour finir voila le clou de ce séjour à Chamonix.

Un quartz de 20kg!

Visez un peu la taille du cahier 21x29.7 derrière!!!

Voila de quoi rêver de retournez très vite à chamonix avec une baramine en guise de piolet!!
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Dernière news

17 Juillet 2009 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Escalades

Dernière, dernière??? C'est fini, ou il veut juste dire qu'il s'agit de l'article le plus récent?
En tout cas, c'est une compilation de photos de ce début d'été, pour dire que les skis ont quand même rejoint le placard depuis 1 mois et demi.
Et puis c'est une façon de dire coucou aux copains que l'on ne voit jamais assez. Le temps d'une journée de grimpe ou d'un week end et puis il faut se dire au-revoir pour des mois. Chacun rentre chez sois pour une nouvelle semaine de "boulot métro dodo" qui recommence. C'est peut être finalement la raison la plus noble de ce blog?


 Commençons par une incursion au Verdon avec une belle photo de Laurant Chantoiseau.

Qu'il faisait bon grimper à la paroi du Duc en ce début d'été. Un coup de tirolienne et le tuf du Duc est à nous.
   Puis voila un paysage de quiétude qui nous tient à coeur.... Notre refuge du week end avec Muriel en cas  d'overdose de la cote d'uzur en juillet.


C'est la Haute Ubaye vue d'une voie sauvage de la Tête de Sanglier très haut perchée dans un coin à coup sûr désert.


 Sylvain Audibert aux prises avec le granit découpé à la hache d'Isola.

C'était le premier parcours intégral de Super Palace et toutes les longueurs ont été libérées. 
 Benoit Degroisille au contrefort sud du Ponset avec au fond les arrêtes de Pointe André.

Nous nous sommes embarqués dans les AJT, mais la voie juste à gauche à l'air également superbe avec une nouvelle 4ème longueur fraîchement équipée permettant de sortir au sommet.
 


 Et voila Mumu qui vous montre la voie au Perthus.

Dans les rhyolites de l'Esterel, c'est pas compliqué. Il suffit de suivre les flèches martelées sur le rocher au relais pour trouver la suite. Regardez bien en bas à droite, il y en a bien une!
   Allez hop, je m'en vais rejoindre de nouvelles aventures juché sur mon âne.

Quoique sans la carotte, ça risque d'être un peu long pour découvrir les merveilles du monde.

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Fin d'une saison miraculeuse!

8 Juin 2009 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Ski

Voila venue l'heure du bilan de la saison de ski 2008/2009. Promis, après ça, j'arrête de vous enquiquiner avec ces histoires de neige.
L'hiver a été exceptionnellement et longuement enneigé dans le sud des Alpes à partir du Queyras, avec un maximum certainement atteint à l'Est du Mercantour en fin de saison. De la neige à profusion de fin novembre à fin mai, à basse altitude, c'était vraiment le pied.
Où avez vous randonné cet hiver? Pour ce qui nous concerne, les sorties se répartissent à peu près comme ça:
- Alpes Maritimes, 75% dont 55% en Vésubie
- Italie, 20%
- Reste des Alpes françaises, 5% à peine
Et oui, c'était une bonne année pour skier près de Nice sans trop faire de kilomètres. Une année rêvée pour le bilan carbonne d'un skieur niçois comme dirait Yann Arthus Bertrand. Et puis, si je vous disais combien de superbes randos sans trace de ski, sans autre groupe que nous dans toute une vallée, avec la nature et sa faune pour nous seul... Il ne vaut mieux pas, car tous les skieurs du nord risqueraient de débarquer le prochain hiver enneigé.

Voila quelques images de la toute fin de saison pour tenir jusqu'à l'hiver prochain.

Tout d'abord un week end mémorable au col de la Cayolle fin mai 2009.
 Honneur aux Femmes.

Geneviève profite de la transfo dans les pentes Est de la Tête de la Crépine.
   Georges en action: "ça tourne avec les oreilles ces ski de rando paraboliques. Moi qui ai commencé la rando avec des skis droits de 2m, toute une époque... Et on faisait de la pente raide avec ça, je t'assure..." Les "Italiens" au Gélas en 1965, ça envoyait"

Voila une particularité de la fin de saison, nous avons pu skier des couloirs N en transfo: je crois que je n'avais jamais fait ça avant!
Mais grâce au soleil très haut de fin mai, c'était chose possible cette année! Merci dame nature!
 Et hop, un petit tour dans l'esthétique couloir N du Pelat.

La neige transfo se skie presque comme une fine couche de poudreuse, sauf qu'elle présente moins d'irrégularité. Pas de risque de plaque, ni de zone croutée. Ce n'est pas pour rien que les anciens ne connaissaient que le ski de printemps!
 
Et voila la dernière rando en condition toujours parfaite, le 4 juin 2009.

Mumu s'est déguisée en shtroumf bleu, pour profiter des belles pentes du couloir N de la cime de la Lombarde. En bas les Laghi d'Orgials se teintent de bleue pour le plaisir des yeux.
 

 

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Vous reprendrez bien un peu de pente?

14 Mai 2009 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Ski

Et oui, la saison n'en finit plus dans le Mercantour. En choisissant bien ses matinées de ski, le regel est parfois pas mal du tout. Alors on s'est pas privé ces 2 dernières semaines pour finir la saison en beauté. (fini? Mais qui a dit fini?)
Condition des accès ce 14 mai:
- Cougourde: plusieurs déchaussages pour monter au refuge: jouable sur plusieurs jours seulement
- Madonne de Fenêstre: sans commentaire, si vous déchaussez avant la vacherie "milketbouse" vous le faites exprès
- Gordolasque: On chausse au bout du plat dans les restes d'une coulée bien pratique pour monter au lac Autier. Le mur des italiens passe presque tout à pied en restant en rive gauche.
Il va falloir monter vers la Bonnette ou la Cayolle pour continuer le ski sans portage dans le 06.

Place aux photos du mois de mai:

Une photo de saison, de retour au fond de la vallée de la Gordolasque en ce merveilleux mois de mai 2009.

Arrivée au parking, les champs de crocus vous attendent pour faire la sieste avec les bières que vous n'aurez pas oublié de laisser au frais dans un résidu de neige! Certains iront même jusqu'à se baigner dans une vasque d'eau glaciale... C'est le printemps.



 Fin de journée exceptionnelle  après avoir enchainé le Marguareis, la conque de la Caserne et la Facia.

Plus que quelques milliers de virages qui tournent tout seul et nous voila de retour à Limone par le vallon del Cros, sans portage, le 1er mai!!!!
 
 Le matin même, petite vue plongeante sur la face nord du Marguareis. Miam, toute cette bonne poudre, on s'y lance?

Dommage l'horaire est trop ric-rac pour rejoindre Limone... à l'année prochaine!

Le 3 mai, Bruno Duquesnoy envoie le premier virage en haut de la cime de l'Autaret, chez lui dans le Valvaraita.

Merci de nous avoir fait découvrir ce petit paradis du ski italien. Au passage ne manquez pas le gite du Mélèze idéal pour passer quelques jours à Bellino.


 Photo gazeuse, seul dans la face Est de la Cougourde le 6 mai.

Un itinéraire dément plongeant sur le refuge Soria (visible en bas au bout de la belle crête neigeuse qu'il faut commencer par descendre sur le fil)

Cette année ça passait tout en ski, sauf la cascade tout en bas qui se déescalade assez bien.

 



Pour rester à la Cougourde: une photo du couloir N  juste au dessus du passage mixte (ou ce qu'il en reste) lors d'un enchainement Couloir N des Gaisses, couloir N de Cougourde.

Les deux étaient très enneigés, mais la neige bien dure de ce jour de fin avril m'a obligé à tirer 20m de rappel pour  descendre le passage mixte du cougourdon.


Descente de la face Est de la Cime Cabret: un couloir en écharpe miraculeusement enneigé qui nous a permis de faire le tour du Mt Colomb le 8 mai depuis la Madonne de Fenêstre.

Mumu s'envole vers les rives bleutées du lac de La Foux. Magie des contrastes du Mercantour.


Dimanche  10 mai, descente avec Mumu du Chamineye versant Valmasque:  Une journée seul au monde (un dimanche normal dans le Mercantour) où l'on croisera seulement un Loup.

Mieux vaut connaître ce versant avant de s'y lancer à vu.

 Retour à la voiture par la combe du lac Autier le même jour.

Le regel était béton ce matin là, et à 12h c'est encore un vrai régal. Certains disent que la moquette  parfaite est encore mieux qu'une piste de ski bien préparée: ils n'ont pas tort! Merci dame nature et au feu les dameuses.

 Encore un couloir skié au vol ce matin même, le 14 mai.

Le couloir Est du Ponset n'a jamais du être aussi rempli. Ca passait tout en ski, alors que les hivers normaux, le haut présente un passage de 10m de haut barré par un bloc coincé!!
Le gang des casquettes bleues, sévit ce matin dans le couloir Est du Ponset.

Une belle ligne, même pas ravagée par les avalanches en bas: que du bonheur.

Au retour, en se tirant la bourre dans la descente du Pas du Mt Colomb, on se dit que l'on ne va quand même pas arrêter là???

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Extrait de pente

27 Avril 2009 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Ski

Ski extrème, pente raide, ski de couloir... quesaco?
La pente raide est un sport qui consiste à descendre à ski des pentes de neige allant de "très pentues" à "abominablement pentues". Ce sport a été initié par des skieurs amateurs d'acrobaties, de sensations fortes et d'expériences engagées. Il s'agit de Boivin, de Vallançant, de Chantriaux ou encore de Saudant dans les années 60 et 70.

Depuis leurs successeurs ont démocratisés la pente raide en multipliant les descentes les plus vertigineuses. Les topos de ski ont tenté de répertorier et hiérarchiser les couloirs de tous les massifs. Le matériel de ski de randonnée s'est allégé et fiabilisé pour permettre une pratique de plus en plus aisée. Il y a encore quelques années, le skieurs de pentes raides ne pouvaient pas se passer de son matériel de ski de piste suffisamment robuste. Il fallait ajouter des adaptateurs sur les fixations de ski de piste pour remonter une pente en peau de phoque. Aujourd'hui il n'est pas rare de voir du monde en low tech dans du 45°, avec des chaussures de randonnées dont le maintient s'est beaucoup amélioré. Les meilleurs skieurs enchaînent les virages à rythme soutenu. Quand les conditions sont bonnes, les descentes de couloir s'apparentent plus à du free ride, qu'au virage sauté et aussitôt stoppé d'autrefois.
 
Descente en ski du sommet de la Malédie le 23 avril 2009: Une pente courte, mais rarement en bonne condition à cause des rochers qui pointent un peu partout.

Descente en ski du sommet de la Malédie le 23 avril 2009: Une pente courte, mais rarement en bonne condition à cause des rochers qui pointent un peu partout.

Nicolas Féraud dans le couloir du Muraillon qui permet de faire le tour de la  Malédie en descendant sur le refuge Pagari.  Ce couloir orienté Est doit être descendu très tôt au printemps pour que la neige ne soit pas trop molle..

Nicolas Féraud dans le couloir du Muraillon qui permet de faire le tour de la Malédie en descendant sur le refuge Pagari. Ce couloir orienté Est doit être descendu très tôt au printemps pour que la neige ne soit pas trop molle..

Le massif du Mercantour regorge de pentes raides à ski. Le relief s'accentue d'Ouest en Est pour finir par les couloirs mythiques de l'Argentera. L'ensoleillement important permet une stabilisation relativement rapide de la neige et il est possible de descendre des couloirs plein cagnard en transfo en plein hiver. La géologie cristalline de l'Est du massif favorise les structures de couloirs raides et élancés rayant des faces de plus 1000m.
Une des perles du massif est certainement le Mont Pélago qui regorge d'itinéraires de pentes raides très faciles d'accès depuis le Boréon. Tout se skie au pélago: couloir Nathalie (W), couloir Sud, petit couloir Est, grand couloir Est, couloir Nord Est.

Vue plongeante sur le Boréon depuis le haut du couloir Sud du Pélago descendu avec Mathieu Blanchard le 10 mars, en neige béton!

Vue plongeante sur le Boréon depuis le haut du couloir Sud du Pélago descendu avec Mathieu Blanchard le 10 mars, en neige béton!

Cherchez bien le refuge de Cougourde sur cette photo prise dans la descente du grand couloir Est du Pélago le 26 mars.  C'était peut être bien une première, reprise quelques semaines plus tard par les frères Couturier: un couloir évident mais expo au-dessus d'une traversée dans le bas de la face.

Cherchez bien le refuge de Cougourde sur cette photo prise dans la descente du grand couloir Est du Pélago le 26 mars. C'était peut être bien une première, reprise quelques semaines plus tard par les frères Couturier: un couloir évident mais expo au-dessus d'une traversée dans le bas de la face.

Contrairement aux idées reçues, une pente à 45° (1 pour 1) est déjà très raide, et on parle de ski de pente raide dès 35° à 40° de moyenne. Les pentes les plus raides à ski ne dépassent pas les 60°.
Les spécialistes mesurent la pente avec un clinomètre : sorte de compas qui donne l'inclinaison de la pente. Mais pour vous en convaincre lors de votre prochaine sortie, vous pouvez déjà évaluer la pente avec vos deux bâtons. Posez en un à la vertical sur la neige et faites un angle droit avec l'autre posé au sommet du premier à l'horizontale pour construire un triangle entre les 2 bâtons et la neige. Si le deuxième bâton ne touche pas la neige c'est que la pente est inférieure à 45°.

Mumu dans l'esthétique couloir Est de la cime de Paranova qui descend directement du sommet jusque dans la Gordolasque sur le Pont Countet le 17 mars.  Malgré leur faible altitude, les couloirs de la cime de Paranova sont tout aussi majeurs que ceux de la face Sud Est du grand voisin le Néglier. Et quand ça skie depuis le sommet, comme cet hiver, c'est tout simplement fabuleux.

Mumu dans l'esthétique couloir Est de la cime de Paranova qui descend directement du sommet jusque dans la Gordolasque sur le Pont Countet le 17 mars. Malgré leur faible altitude, les couloirs de la cime de Paranova sont tout aussi majeurs que ceux de la face Sud Est du grand voisin le Néglier. Et quand ça skie depuis le sommet, comme cet hiver, c'est tout simplement fabuleux.

 Dans le couloir Sud du Caïre Frémus le 19 mars 2009.  Une goulotte vertigineuse de 1200m de haut qui passait miraculeusement en ski cet hiver grâce aux chutes de neiges importantes : ca se passe en chaussant les planches au sommet du Mt St Sauveur à 20min du haut des pistes d'Isola 2000 dans une des faces les plus rébarbatives du département.

Dans le couloir Sud du Caïre Frémus le 19 mars 2009. Une goulotte vertigineuse de 1200m de haut qui passait miraculeusement en ski cet hiver grâce aux chutes de neiges importantes : ca se passe en chaussant les planches au sommet du Mt St Sauveur à 20min du haut des pistes d'Isola 2000 dans une des faces les plus rébarbatives du département.

Le ski de pente raide est un sport pour les patients, bien loin de l'image des jeunes excités s'élançant à grande vitesse dans les hors pistes des stations de ski, à peine descendu du télésiège.
Les bonnes conditions pour descendre les pentes les plus raides sont rares et certains itinéraires ne sont praticables que quelques jours dans l'année. L'amateur de pente vertigineuse doit donc tenter de deviner quand son objectif est fréquentable en fonction des dernières chutes de neige, du risque d'avalanche, de l'orientation, de la température. Il n'est pas rare de devoir renoncer à une descente une fois arrivé au sommet ou de devoir descendre en rappel une section en mauvaise condition. Il faudra revenir plusieurs fois, pour enfin être au bon endroit au bon moment.
Pour éviter de se faire piéger par une neige dangereuse, glacée ou plaquée une fois engagé dans la pente, il est conseillé de remonter à pied dans le couloir convoité. Les conditions de neige les plus agréables en pente raide sont la poudreuse et la neige transfo. Mais la météo peut jouer des tours. Il est fréquent qu'un nuage empêche le dégèle de votre pente ou que le vent emporte toute la poudre, ne vous laissant qu'une vitre glacée en guise de toboggan.

 Quand le moral ou les conditions ne sont pas au rendez-vous, la corde peut sauver la situation, comme ici dans le haut du couloir du Hochjoch qui nous a permis de faire le tour du mt Zebru.  C'était le seul passage praticable pour rejoindre le refuge suivant en traversant la barrière de la chaine Zebru/Ortles

Quand le moral ou les conditions ne sont pas au rendez-vous, la corde peut sauver la situation, comme ici dans le haut du couloir du Hochjoch qui nous a permis de faire le tour du mt Zebru. C'était le seul passage praticable pour rejoindre le refuge suivant en traversant la barrière de la chaine Zebru/Ortles

 Tentative le 25 avril de descente de l'arête du St Robert au Gélas.  Une fine couche de poudre cache une  neige vitrifiée.... La descente en grande courbe sera pour une autre fois! Il vaut mieux jouer d'abord la sécurité en sortant la corde.

Tentative le 25 avril de descente de l'arête du St Robert au Gélas. Une fine couche de poudre cache une neige vitrifiée.... La descente en grande courbe sera pour une autre fois! Il vaut mieux jouer d'abord la sécurité en sortant la corde.

Pour finir ce reportage sur la pente raide dans les Alpes Maritimes, je vous laisse lire un article de Volopress qui étudie l'engouement de ces dernières années pour ce sport. Une analyse intéressante est d'ailleurs faite sur les effets d'internet et des comptes rendus de course disponibles en ligne stimulant les envies du plus grand nombre. C'est à lire ici.

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Crue avalancheuse 2009

20 Avril 2009 , Rédigé par Revalpin Publié dans #Ski

Le paysage des Alpes Maritimes restera à coup sûr marqué pendant quelques années par les crues avalancheuses de l'hiver 2008 / 2009. Plusieurs épisodes neigeux ont donné lieu à des cumuls de neige record qui ont provoqué des valanches très rares. La vallée la plus touchée a été la Tinée avec deux périodes de crise grave. Des hameaux ont été évacuhés, la route a été coupée plusieurs jours de suite et des avalanches sont descendues jusqu'au fond de la vallée de la Tinée à moins de 1000m d'altitude. Miraculeusement ces avalanches exceptionnelles n'ont pas fait de mort, même si elles ont atteint des zones urbanisées et des axes de circulation.
Ailleurs dans le département, c'est l'ensemble des couloirs du massif qui ont purgé le trop plein de neige. Partout les cones de déjection sont monstrueux ce printemps. Parfois, ces avalanches ont rasés des forêts qui s'étaient implantées depuis plusieurs décennies dans les couloirs alors en manque de neige. La place nette est faite pour plusieurs années pour le bonheur des skieurs qui voient souvent d'un mauvais oeil le reboisement naturel de nos montagnes. Certains couloirs de basse altitude qui étaient trop encombrés d'arbre vont devenir plaisant en ski les prochaines années.

La saison n'est pas finie et des avalanches de fonte vont encore avoir lieu ce printemps. Mais l'heure est déjà au constat et à la réflexion pour limiter la catastrophe lors du prochain hiver de ce type. La cartographie des risques d'avalanches va évoluer sur certaines communes pour mieux réglementer l'urbanisme et les constructions, en tenant compte des limites maximum des événements qui ont été observés cet hiver. De plus, les collectivités réfléchissent à des moyens de protection des hameaux exposés de la Tinée par des digues déflectrices ou des paravalanches dans les versants.

 Ici au dessus de Limone au pied de la face Ouest de la Facia.

La crue avalancheuse a aussi eu lieu sur le versant italien, mais le versant piémontait est plus régulièrement soumis à des forts cumuls de neige lors des retours d'Est. Le paysage est donc déjà marqué par les coulées régulières.

On peut remarquer qu'il n'y pas un seul tronc d'arbre dans le dépot.
 En comparaison, voila ce que cela donne versant français au Boréon dans le couloir sud de la Lêche.

Et dire que je suis passé là en ski en début de saison sur un joli sentier bordé de sapins centennaires, fréquenté par des groupes de raquettistes aussi insouciant que moi!!

Photo "Ski Tour"
 

 
 Ici le vallon de l'Adoussé descendant de la cime de Piagu sur le Boréon.
Au vu des tonnes de bois qui gisent dans les culots d'avalanches, on va pouvoir relancer la filière bois du département. Enfin bon, pour le chauffage seulement, car il ne reste pas beaucoup de troncs entiers.
 Ici la face Nord de la tête de la Poudrière (à coté de l'Authion) porte bien son nom au vu de la lave blanche qui a coulée dans ce couloir.
 

Quelques maisons (vides!!!) du hameau du Cialancier ont été rasées par la coulée du 16 décembre 2009 à St Etienne de Tinée.

Quelques uns ont judicieusement rappelés que "Cialancier" venait de "Chalanches" signifiant "avalanches" en patois local. Pourtant les maisons appartenaient à des familles de la vallée. Auraient ils perdus la connaissance de la langue des anciens?

Photo " Nice Matin"

Vu d'hélicoptère, l'impressionnante avalanche du Mt St Sauveur dont tout le monde a pu voir le dépot en face de la route en montant en station cet hiver un peu en amont des gorges de Valabres. 

Cette avalanche a été déclenchée artificiellement par des explosifs pour sécuriser la route, d'où les photos en direct live.

Photo "Data avalanche"

 Les culots d'avalanches ressemblent parfois curieusement à des glaciers avec les moraines latérales, le bourelet frontale, le charriage des matériaux en tout genre.

Ici c'est le vallon d'Anduébis sous le Pétoumier qui a été ravagé très tôt dans la saison.
 Les avalanches ont parfois des bons cotés, comme créer des ponts naturels sur des rivières infranchissables  autrement.

Ici à Castérino une coulée à bouchée  le torrent de la Valmasque.
 
 Sur la route d'Isola 2000 ce printemps la voiture parait minuscule par rapport à la taille du dépot de neige.

 On comprend mieux pourquoi l'accès à la station a été coupé pendant plusieurs jours.

Pour plus d'info sur les avalanches du département, je vous laisse découvrir le site Data avalanches qui répertorie un maximum d'événements avalancheux qui ont eu lieu dans l'hiver. On y trouve des photos, récits et une géolocalisation des avalanches.
Ce site web étant mis à jour pendant tout l'hiver, le répertoire des avalanches récentes peut être utile à la prise de décision pour le ski de randonné en complément du bulletin Météo France. Ceci est surtout vrai quand on va dans un massif éloigné, où l'on ne connait pas l'historique de l'hiver.
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